21.11.2007

[OpionWay] 68% des Français soutiennent le gouvernement

Alors que l'on "fête" la première semaine de grève des transports en commun, l'opinion publique est toujours derrière la réforme des régimes spéciaux.

PARIS (Reuters) - Les Français continuent de soutenir la position du gouvernement face à la grève déclenchée contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, si l'on en croit un sondage OpinionWay publié par Le Figaro.

Pour 68% des personnes interrogées, cette grève qui est entrée dans sa seconde semaine à la SNCF et à la RATP n'est pas du tout ou plutôt pas justifiée.


Ils sont 69%, dans cette enquête réalisée aussi pour LCI, à souhaiter que le gouvernement ne cède pas aux syndicats à l'issue de cette grève, un point de plus qu'un mois plus tôt après une première journée de mobilisation, le 18 octobre.

L'opinion publique semble partagée sur la question du dialogue. A la question de savoir "qui vous semble le plus ouvert au dialogue pour résoudre le conflit", 41% des sondés répondent "ni l'un ni l'autre" des parties.

Des négociations tripartites étaient prévues mercredi pouvant déboucher sur une sortie de crise.

Le sondage a été réalisé du 17 au 19 novembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.001 personnes âgées de 18 ans et plus.

 Source: Le Monde.fr

15.11.2007

Le coût de la grève

Combien peut coûter la paralysie d'un pays par une poignée d'individus bien décidés à conserver leurs avantages?

La facture écologique:

     La première remarque que l'on pourra faire, c'est qu'à défaut de transports en commun, beaucoup d'entre nous se rabattent sur leur véhicule.

"1.000 kms en voiture en cycle interurbain engendrent au minimum 63 kg de carbone ; en train sur la même distance : environ 3 kg de carbone" Jean-Marc Jancovici (source: manicore.com)

    Les chiffres parlent d'eux-même.

     Alors qu'on incite les français à se servir des transports en commun, ces derniers prouvent qu'ils ne sont pas fiables 100% du temps. De même, le fret ferroviaire ne semble pas être prêt de concurrencer le transport routier.

La facture économique des industriels & des particuliers:

    Selon Bercy, une journée de grève en ile de France coute 150 millions d'euros (Source: le journal du net)

    Gestion du personnel fluctuante (horaire et présence aléatoire), difficulté de transit des matières premières et des produits finis, les entreprises sont impactées directement par les grèves des transports. (Coût JDN: 79 m€)

    Alors que le prix de l'énergie flambe, on demande au particulier de consommer plus, alors qu'il a certainement déjà son abonnement au transport en commun (tout ou partie remboursé par son entreprise) inclu dans son budget.   

La facture économique de l'industrie touristique:

     Comment attirer des touristes dans un pays où on est pas sur de pouvoir se déplacer autrement qu'en payant un taxi ou en louant une voiture?

    Quelle image fournit-on à l'internationale lorsqu'une grève s'organise à 2 jours d'une finale d'une coupe du monde ou lorsque la grève débute le jour du lancement de la nouvelle ligne Paris-Londres?

La facture humaine:

    A envoyer des gens sur les routes qui n'ont pas l'habitude de s'y trouver, la probabilité de voir s'accroitre le nombre d'accidents un jour de grève est grande. D'ailleurs, est-ce un hasard si le premier décès en vélib' a eu lieu le jeudi 18 octobre, jour de mobilisation nationale?

    Peut-être n'est ce qu'un hasard mais c'est hier qu'une de mes connaissances a pratiquement perdu sa voiture dans un accident. Les témoignages qui me parviennent suite à cette journée m'interpellent: "A vélo, j'ai failli renversé 1 piéton et 2 vélib'... Ils sont fous les gens..."

La fracture sociale: 

    La fameuse fracture sociale, chère à ce bon vieux Jacques Chirac, est en train de se creuser. Le gouvernement et les organisations syndicales se jouent de la confrontation entre Français, entre ceux qui ont des moyens de pression et ceux qui souhaitent se rendre à leur travail. La pression est constante, surtout sur ceux qui ne veulent pas faire grève qui se retrouvent pris à partie par leurs collègues et par les usagers qui ne savent pas contre qui exprimer leur haine.